Etre de gauche, est-ce voter à gauche ?
J’ai récemment lu un auteur qui affirme ne plus se reconnaître dans la gauche et de ne plus être de gauche. Cela m’a poussé à m’interroger sur mes propres convictions : Ai-je toujours voté à gauche ? Suis-je de gauche ?
Cette question est d’autant plus intrigante que, dans ma vie, je n’ai pas toujours voté à gauche. On m’a même parfois qualifiée de personne de droite, voire d’extrême droite. Pourtant, je me sens profondément ancrée à gauche, tendance social-démocrate.
J’en ai discuté avec un ami : quelle est la différence entre un centriste de gauche et un centriste de droite ? Cela tiendrait-il à un détail tellement infime que ce serait presque anecdotique ? Ou bien, dans notre cinquième république c’est uniquement une question de personnalité ?
Pour moi, la distinction est claire et repose sur le regard que l’on pose sur les classes sociales :
- À droite, on estime que chacun peut réussir, à condition d’en avoir la volonté et de s’adapter aux règles du marché.
- À gauche, on considère que les chances ne sont pas égales pour tou-te-s. Le marché ne favorise pas équitablement les personnes issues de milieux défavorisés. Il faut donc construire une société plus juste, en redistribuant une partie des richesses des plus aisés pour aider les plus démunis.
Alors, peut-on passer d’une logique du « aide-toi, le ciel t’aidera » à une vision où « le pain se partage équitablement » ? J’en doute, et l’inverse également.
Les représentants politiques ont-ils une proposition claire de ce que signifie être de gauche ou de droite à proposer aux citoyenn-e-s ?
On peut se poser la question au vue de leur communication, souvent floue, et à l’absence de distinction nette entre leurs actions et leurs discours qui selon le moment ou l’auditoire peuvent être tantôt “libéral ou social”.
DF 2026-05-04